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TEST Resident Evil Requiem : entre nostalgie et frissons (SANS SPOIL)

par

Un retour à Raccoon City qui sent la poudre et les souvenirs. Alors, cela donne quoi cet épisode ?

Fanservice en costume trois pièces

Resident Evil Requiem assume pleinement son amour pour le passé de la saga. L’intrigue mêle enquête fédérale, drame personnel et retour aux cicatrices encore ouvertes de Raccoon City. Grace Ashcroft se retrouve confrontée à un lieu intimement lié à son histoire familiale, tandis que Leon S. Kennedy replonge, une fois encore, dans les conséquences d’un virus qui refuse de disparaître des mémoires. Le récit multiplie les clins d’œil, les échos et les références aux épisodes cultes, dans une approche clairement fanservice. Certains y verront un manque de prise de risque, d’autres un hommage vibrant. De notre côté, la fibre nostalgique a été touchée en plein cœur, le tout est vraiment bien amené pour amuser et titiller.

La fibre nostalgique a été touchée en plein cœur.

Resident Evil Road to Requiem2La narration alterne efficacement entre tension psychologique et montée en puissance plus spectaculaire. Les sections centrées sur Grace cultivent le doute, la vulnérabilité et l’angoisse, tandis que celles de Leon injectent une énergie plus frontale. Les deux trajectoires finissent par se croiser dans une construction qui joue habilement avec les attentes des fans. Quelques choix scénaristiques surprennent, parfois même intriguent, même si une légère crainte subsiste quant à l’équilibre global de certains développements. Le tout reste solide, porté par des personnages bien incarnés et un rythme narratif maîtrisé.

Côté durée de vie, l’aventure principale se boucle en dix heures en trainant un peu des pieds... Une longueur correcte, sans remplissage artificiel, qui maintient une tension constante du début à la fin. Rien n’est ajouté juste pour gonfler la durée. Cependant et comme souvent dans la série, le premier run n’est qu’un début puisque des contenus sont déblocables, et Capcom nous encourage à rejouer avec certains bonus dans l’inventaire. Resident Evil oblige, terminer l’histoire donne presque immédiatement envie d’y retourner, histoire de vérifier si certains passages étaient vraiment aussi stressants, ou si le courage a simplement augmenté entre-temps.

Resident Evil Requiem 2025 06 08 25 008La bande-son joue un rôle essentiel dans la montée en tension. Les couloirs résonnent de râles lointains, de pas traînants, de portes grinçantes. Le silence s’installe souvent pour mieux exploser quelques secondes plus tard. Les musiques savent se faire discrètes, laissant place à l’angoisse brute, puis s’emballent lors des affrontements majeurs. Mention spéciale au doublage français, de grande qualité. Les voix sont crédibles et bien interprétées. Les dialogues trouvent le bon équilibre entre gravité, nostalgie et tension dramatique. L’ensemble participe pleinement à cette atmosphère pesante que la série maîtrise depuis des décennies.

redacteur vignetteMartial DUCHEMIN
Rédacteur en chef - Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d'arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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