Here comes a new challenger !
En cette matinée pluvieuse de ce 13 février 2014, nous nous sommes rendus au siège de Microsoft France à Issy les Moulineaux, en bordure du périphérique parisien, où nous attendaient les équipes d'Electronic Arts et de Respawn Entertainment afin de nous faire essayer la bêta de Titanfall avant son lancement officiel demain.
Après un court briefing de la part d'Abbie Heppe, nous voici enfin avec la manette collector Xbox One aux couleurs du jeu en mains, prêts à partir au combat. Mais avant toute chose, un petit didacticiel en 10 leçons nous apprend les bases du gameplay du pilote, mais aussi de son Titan. Une fois ces bases assimilées, nous voici lancés dans la bataille.
Pour commencer, nous n'avons accès qu'à trois catégories de soldats - le Riffleman, l'Assassin et le CQB - chacun ayant leurs armes propres, et qu'à deux classes de Titan, Atlas - Assault et Tank - la troisième, Artillery, se débloquera une fois le niveau 3 atteint. Chaque classe de personnage à de base une arme principale, une secondaire - généralement un pistolet - et une arme anti-Titans bien plus dévastatrice afin de percer le blindage épais des gros méchas. Et nous voici enfin sur le champ de bataille. Comme dévoilé hier, seules deux cartes sont disponibles : Fracture, qui est une carte aux grands espaces et peu de bâtiments, conçue pour que les Titans puissent se mouvoir à leurs aises, et Angel City où les rues sont étroites et où les édifices offrent de nombreuses caches pour les soldats. Trois modes de jeux sont proposés : Attrition, qui est un team deathmatch classique, Hardpoint Domination, qui demande de prendre possession de points stratégiques, et Last Titan dont la victoire revient à la dernière équipe à avoir un Titan debout.
Respawn Entertainment ne renie pas ses origines
En ce qui concerne le gameplay, Respawn Entertainment ne renie pas ses origines (ex Infinity Ward) et les joueurs habitués aux Call of Duty s'y retrouveront immédiatement lors des phases à pieds avec leur pilote, mais lorsqu'il s'agit de courir sur les murs, de sauter de toits en toits et de piloter un Titan, les mécaniques de jeu changent totalement. Ainsi une période d'adaptation aux nouvelles habiletés qui nous sont proposées est nécessaire. Une fois le jeu bien en main, les kills s'enchainent à un rythme effréné, les bots de chaque équipe servant de chair à canon pour grimper plus vite et gagner plus de temps, puisque comme vous le savez, les affrontements se font en 6 vs. 6. Nous venons de parler de gain de temps, il s'agit en fait de faire plus de kills afin d'avoir un Titan plus rapidement, car à chaque début de partie, ou lorsque votre robot est détruit, il faut attendre 2 minutes avant d'en obtenir un autre, sauf en tuant des ennemis. En effet, un bot éliminé fait gagner 1 seconde, un adversaire humain 6s et bien plus pour un Titan abattu.
Concernant les graphismes, il ne s'agit absolument pas de cel-shading comme nous avons pu le lire dans les forums, mais bien de textures photoréalistes au possible. En effet, la bêta de Titanfall ne bénéficiant que d'une résolution atypique de 792p, un léger scintillement et de l'aliasing se laissent apercevoir par moment, mais l'action est tellement trépidante que ce sont des détails invisibles sous le feu ennemi, il n'y a que lors des phases de transition d'avant et après la bataille que notre œil les détecte. En ce qui concerne le framerate, puisque c'est le mot à la mode, aucune information n'a filtré le concernant, mais le jeu est tellement fluide qu'il serait étonnant qu'il ne tourne pas en 60 fps. La version PC était elle aussi jouable et elle est effectivement plus belle que sur Xbox One. Les couleurs sont plus chatoyantes et l'aliasing ainsi que le scintillement sont aux abonnés absents.
En conclusion, même si Titanfall n'est pas la claque visuelle que nous attendions d'un jeu de la nouvelle génération, il offre de la fraîcheur au gameplay réchauffé depuis des années dans les différents FPS que l'industrie nous propose. La verticalité des mouvements grâce au wall-grinding et aux jet-packs des pilotes apporte plus d'opportunités dans les combats, et bien sûr, les Titans offrent leur propre jouabilité avec leurs champs magnétiques qui retournent les munitions ennemies à l'envoyeur et leurs armes surpuissantes. Les fadas des Modern Warfare sauront y retrouver leurs sensations, les habitués des Battlefiled ne retrouveront cependant pas le réalisme de leur saga, mais Titanfall est un bon défouloir addictif pour quiconque voudra passer un bon moment en multijoueur.