TEST DRAGON QUEST VII Reimagined : le RPG culte se refait une jeunesse... et pas qu’un peu
par Martial DucheminUne île, des mystères, et des dizaines d’heures d’aventure devant nous. Dragon Quest VII est de retour !
Comme un théâtre de poupées vivantes
DRAGON QUEST VII Reimagined nous embarque dans une aventure à l’ancienne, portée par une nouvelle mise en scène et de nombreux ajustements bienvenus. Nous incarnons un jeune garçon ayant toujours vécu sur la paisible île de Melyor, convaincu que le monde se limite à cet unique bout de terre. Une exploration un peu trop curieuse, quelques fragments de tablettes mystérieuses et un saut dans le passé plus tard, la vérité éclate ; des continents entiers ont été effacés de l’Histoire. À nous de voyager entre les époques pour réparer le présent. Bref, nous nous sommes plongés dans cette odyssée signée Square Enix, il est temps de vous en parler !
C'est sublime !
Dès les premières minutes, DRAGON QUEST VII Reimagined impose une direction artistique immédiatement reconnaissable, presque déroutante au premier regard, mais terriblement attachante une fois les yeux habitués. L’impression dominante est claire, nous avons réellement le sentiment d’observer des poupées vivantes évoluant dans un décor miniature, comme si l’aventure se déroulait sur une immense table de jeu soigneusement façonnée à la main. Les personnages semblent sculptés plutôt que modélisés, avec des volumes arrondis, des textures douces et un rendu presque tangible. Ce choix esthétique tranche volontairement avec le réalisme, mais colle parfaitement à l’univers de Dragon Quest et au trait intemporel de papa Akira Toriyama, ici retranscrit avec un respect et une sensibilité remarquables. C'est sublime !
Les décors renforcent encore cette sensation de diorama animé. Chaque village, chaque forêt, chaque ruine donne l’impression d’avoir été assemblé pièce par pièce, comme un décor de maquette que nous parcourons à taille réduite. Les maisons semblent posées à la main, les chemins dessinés avec précision, et les éléments de décor respirent une cohérence visuelle rare. La palette de couleurs est chaleureuse, jamais agressive, et participe à cette ambiance presque enfantine, sans jamais tomber dans la naïveté. Nous passons d’un environnement à l’autre avec un réel plaisir visuel, tant l’ensemble respire le soin et l’amour du détail. Cette approche donne au jeu une identité forte, immédiatement mémorisable, et transforme l’exploration en promenade contemplative.
Pour autant, tout n’est pas absolument parfait. Si le style global séduit, certains décors finissent par montrer leurs limites sur la durée, avec une répétition de structures et des textures parfois un peu simples lorsque nous nous attardons trop longtemps au même endroit. Les animations, bien que très expressives, restent volontairement rigides par moments, renforçant encore ce côté « poupée » qui pourra ne pas plaire à tout le monde. Mais ce parti pris est totalement assumé et participe à l’identité du jeu. DRAGON QUEST VII Reimagined ne cherche pas à impressionner par la débauche technique, mais par sa cohérence artistique et son charme presque artisanal. Une direction artistique audacieuse, singulière, et surtout parfaitement en phase avec l’âme de la saga.





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