LawBreakers : un jeu trop politique et trop « woke », d'où son échec ?
par Amaury M.Le créateur du FPS multijoueur revient sur son échec, avec des arguments pas vraiment crédibles...
Terrible chant du cygne de Cliff Bleszinski, connu pour les Gears of War, LawBreakers aura marqué la fin rapide de Boss Key Productions et le départ du milieu vidéoludique de son créateur. Pourquoi ? Eh bien, d'après Cliff Bleszinski, le titre était bien trop politique.
C'est ce qu'explique le fondateur de Boss Key Productions dans un récent post Instagram, dans lequel il affirme régulièrement regretter la manière dont il a dirigé le développement de LawBreakers, ne changeant pas la direction de son jeu alors qu'Overwatch se profilait à l'horizon et en n’étant pas assez strict concernant ses idées de design. Mais surtout, il affirme que LawBreakers était un jeu politique et « woke », comprendre par là « éveillé ».
LawBreakers 36,65 € sur Amazon* * Prix initial de vente : 36,65€.Au lieu que ce soit « ce jeu a l'air soigné », il est devenu « le jeu avec le "mec woke" qui essaie de forcer sa politique de développeur avec des salles de bain neutres ». Au lieu de « ces personnages semblent amusants », c'était « c'est le studio avec le PDG qui refuse de rendre ses personnages féminins plus sexy ». Au lieu de « quel personnage vais-je choisir ? », c'est devenu « le mec blanc incluant de la diversité dans son jeu et sent ses propres pets suffisants dans les interviews », au lieu de simplement laisser le produit ... parler de lui-même.
Il est normal d'être politique lorsque votre entreprise ou votre studio est créé pour un excellent produit. Mais nous n'étions pas encore reconnus et je regrette de l'avoir fait.
Alors, LawBreakers, trop politique ? Pas vraiment, les joueurs retiendront surtout de ce jeu, qui a fermé ses portes en septembre 2018, un gameplay peu original, des mécaniques déjà vues ailleurs et un modèle économique pas vraiment adapté, surtout à l'époque où Fortnite cartonnait comme jamais en free-to-play.
Lire aussi : TEST - LawBreakers : le FPS sans gravité ni originalité de Cliff Bleszinski